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Un but, des actions concrètes

Fontaine de Gaïa est une association loi 1901 qui a pour objectif de respecter et de défendre l’environnement, en développant des actions locales et quotidiennes.

 
Fontaine de Gaïa
entend notamment promouvoir la sensibilisation des enfants et des adultes à la préservation de l’environnement, et susciter une réflexion en commun de ses membres.

 

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:02

PROJECTION-DEBAT AU ROXANE DE "TOUS AU LARZAC"

 

A l'invitation de Fontaine de Gaïa et en partenariat avec Culture et Cinéma, venez voir Tous au Larzac !

 

Ce film de Christian Rouaud retrace avec beaucoup de chaleur et d'émotion le combat des paysans du Larzac contre l'extension du camp militaire en donnant la parole aujourd'hui aux militants d'hier.

 

Rendez-vous au Roxane pour la projection suivie d'un débat

 

le samedi 26 janvier 2013 à 20h30

 

Le débat sera animé par Terre de liens IDF

 

 

Tous-au-Larzac.png


 

C'est Bertrand Tavernier qui en parle le mieux :

Le Larzac vu par .... Bertrand Tavernier

"Il y a d’abord tous ces visages qui crèvent l’écran. Ces visages dont la caméra, on le sent si bien, tombe immédiatement amoureuse, qu’elle n’a pas envie de lâcher tant ils impressionnent la pellicule, les visages de Léon Maillé, Marizette Tarlier, Michel Courtin, Christian Roqueirol, José Bové et pardon pour ceux que je ne cite pas.

 

Ces visages et ces voix. Chaudes, prenantes, qui savent raconter, qui semblent avoir assimilé,   le poids, l’importance, la beauté des mots et qui vivent avec comme on vit à coté d’un arbre, d’une prairie, sous un ciel d’orage. Leur langue est drue, cocasse, chaleureuse, émouvante et fait paraître d’autant plus sec, plus racorni, plus pauvre le vocabulaire des politiques (qu’on entend d’ailleurs trop peu). "Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air" écrivait Georges Orwell. On peut penser que quelqu’un de décent comme Giscard D’Estaing s’est fait battre  en 1981 à cause de son incapacité à écouter, à comprendre cette langue et la réalité qu’elle traduisait.

 

C’est qu’on entend ici le langage des gens qui sont sur le terrain, de ceux qui mettent les mains dans le cambouis. La langue des poilus de la guerre de 14/18, si déchirante, si concrète, ceux des appelés de la guerre d’Algérie, ces paysans, ces ouvriers, que j’ai filmé avec Patrick Rotman dans la GUERRE SANS NOM. Une langue qui se méfie des slogans, qui n’a pas envie d’être embrigadée.

 

A de nombreuses reprises, je me suis dit que Christian Rouaud avait du avoir drôlement du mal à dire « Coupez », à arrêter sa caméra. On le sent si à l’écoute de tous ses personnages, si à l’aise avec eux et si respectueux de leurs émotions, de leurs peines, de leurs joies. J’étais embarqué, je pouvais rester trois, quatre heures de plus pour partager plus longuement leurs espoirs et leurs désillusions, leur ténacité et leur extrême malignité : cette manière de faire tourner en bourrique l’adversaire, de le surprendre, d’avoir un coup d’avance sur lui réjouira tous les amateurs de l’Oiseau Mimi, le Roadrunner dans ses combats incessants contre le Vil Coyote. Ah le récit sur les déboires des gardes mobiles avec les brebis sur le Champ de Mars…

 

Et c’est vrai aussi que cette chronique de solidarité épique  peut enchanter les amoureux du western. Tous les ingrédients sont au rendez vous : ces extraordinaires paysages, ces escarpements, ces ciels qui dévorent l’horizon ( lequel n’est jamais au centre de l’image comme le réclamait John Ford à ses chefs operateurs), ces arbres magnifiques, ces maisons isolées dans lesquelles on se barricade et qu’on défend coute que coute. Ces éleveurs qu’on veut chasser de leurs terres comme ces fermiers expropriés par des compagnies de chemin de fer. Dont on clôture les terres comme dans l’HOMME QUI N’A PAS D’ÉTOILE. Ou qui luttent contre le « progrès », les autoroutes et les camions comme dans SEULS SONT LES INDOMPTÉS (comme par hasard écrit par un scénariste progressiste et de gauche : Dalton Trumbo)

 

Ils ne courent pas les rues les films qui réchauffent autant le cœur des pauvres hommes, qui regardent le passé, constatent qu’il n’est pas mort, loin de là. Qu’il n’est même pas encore passé.. « Qui comprend le nouveau en réchauffant l’ancien peut devenir un maître », disait Confucius."

 

Bertrand Tavernier

 

http://blogpartenaire-larzac.blogs.liberation.fr/

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Published by Fontaine de Gaïa - dans Agenda
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